Avez-vous déjà goûté notre café origine du Nicaragua ? Incontournable ! Nous revenons d’un voyage à la source, chez des productrices. Leur organisation nommée Las Diosas est à 100 % composée de femmes. Nous sommes très fières de les avoir comme partenaire. Voici leur histoire et pourquoi vous devriez-vous procurer ce café que nous torréfions chez LpB – La p’tite Brûlerie.

Militance et café font bon ménage

À quelques heures de route de Managua, dans le département d’Estelí, une grande partie des terres est consacrée à la production de tabac, et est largement contrôlée par des producteurs masculins. La Central Cooperativa Las Diosas (Les Déesses) a décidé de faire les choses autrement.

Le dynamique réseau formé de plusieurs coopératives agricoles – avec plus de 200 membres –, dirigées par des femmes, dont certaines sont propriétaires terriennes, travaille à la culture du café, des fleurs d’hibiscus, et à la production de miel. Autonomisation personnelle, économique et organisationnelle des femmes membres, une vie sans violence de genre, des pratiques écologiques : voilà les objectifs du réseau qui milite pour les droits des femmes.

Las Diosas travaille en étroite collaboration avec La Fondacion entre Mujeres (FEM), ou Fondation Entre Femmes, dont un projet de développement axé sur les questions concernant la santé des femmes, l’accès universel à l’éducation et le soutien économique et moral pour les mères célibataires.

« Nous promouvons la souveraineté sur nos corps, nos droits et nos semences. »

– Les productrices de café de l’organisation nicaraguyenne Las Diosas,
partenaire de LpB-La petite Brûlerie.

Quand LpB – La P’tite Brûlerie s’est rendue au Nicaragua, en janvier 2020, nous avons été emballées par l’accomplissement des cultivatrices.
« C’est sûr que ça vient me chercher bien au-delà du partenariat commercial, lance la propriétaire Mélanie Gagné. Ça me touche en tant que femme. Et je sais c’est quoi d’être femme dans un milieu d’hommes (en référence à l’Industrie du café), même si ici, au Québec, on le vit avec des conséquences moins importantes qu’au Nicaragua. »

Un café unique

Entre 900 et 1350 mètres d’altitude, les caféiers de Las Diosas poussent sous les bonnes grâces Des Déesses qui savent l’importance que revêt leur lutte féministe pour les générations passées et futures, tout autant que celle de produire des grains de haute qualité.

« Il a un côté chocolaté intrinsèque au grain du Nicaragua qui n’est pas amené par la torréfaction, et que j’apprécie particulièrement », explique Maude Lessard, depuis l’atelier de torréfaction de LpB – La p’tite Brûlerie, ajoutant qu’elle adore la manière dont se développe les grains, aux notes terreuses, lors de la cuisson.

Portrait mondial

La participation des femmes est cruciale dans le monde du café. Dans les pays producteurs elles représentent environ 70 % de la main-d’œuvre dans les champs et lors des récoltes, selon une étude menée par International Trade Center (ITC). Par contre, elles ne possèdent qu’environ 20 % de ces terres, et seulement 10 % du café commercialisé, ainsi que des entreprises liées au café.

Chez LpB La p’tite Brûlerie, notre équipe est actuellement (février 2020) composée de 100 % de femmes. Pour nous, l’autonomisation des cultivateurs est importante, et celles des femmes cultivatrices doublement.

Pour acheter ce café, c’est par ici !